IMPRIMED

Un consortium de centres technologiques et d’entreprises navarraises développera des biopolymères hautes performances pour le secteur biomédical à partir de sous-produits agroalimentaires.

= AIN, CUN et CENER, avec TRASA, Ingredalia, Cocuus, Bioeder et Bionanoplus, travaillent ensemble sur le projet IMPRIMED, financé par le Gouvernement de Navarre.

= Aligné sur la Stratégie de spécialisation intelligente (S3), il renforce la position de la Navarre dans le domaine de la médecine personnalisée et de l’économie circulaire.

Cordovilla, xx mai 2022

L’Association de l’Industrie de Navarre (AIN), la Clinique Université de Navarre (CUN) et le Centre national des énergies renouvelables (CENER), ainsi que les entreprises TRASA (Traitement des sous-produits agroalimentaires), Ingredalia, Cocuus, Bioeder et Bionanoplus, travaillent conjointement sur le projet IMPRIMED, financé par le Gouvernement de Navarre dans le cadre de l’appel 2021 à projets stratégiques de R Ce consortium étudiera, au cours des deux prochaines années, comment produire, à partir de sous-produits agroalimentaires, une nouvelle famille de biopolymères pouvant être utilisée dans des applications à forte valeur ajoutée, et en particulier dans des applications d’impression 3D dans le secteur biomédical. En effet, l’un des objectifs les plus ambitieux du projet est d’étudier l’impression de prototypes d’implants cardiovasculaires biocompatibles et biorésorbables à partir des biomatériaux développés dans le cadre du projet.

Le projet, qui réunit deux secteurs clés de la Stratégie de spécialisation intelligente (S3) de la Navarre, à savoir la santé et l’agro-industrie, est piloté par l’Association de l’Industrie de Navarre.

Selon l’AIN, dans le cadre de l’économie circulaire, l’industrie agroalimentaire devient une source de matière première économiquement accessible pour la production de biopolymères : « Les biopolymères sont des matériaux qui, grâce à leur biocompatibilité, leur biodégradabilité et leurs propriétés mécaniques potentielles similaires au tissu cardiaque humain, en font un candidat idéal pour ce type d’applications biomédicales », expliquent les Drs. Saioa Burgui et Mariola Calle, chercheuses responsables de ce projet à l’AIN.

Cependant, pour concrétiser la valorisation des sous-produits agroalimentaires et la promotion d’une économie circulaire il est nécessaire de structurer une chaîne de valeur allant des entreprises de valorisation des sous-produits agroalimentaires jusqu’aux entreprises développant la technologie de bio-impression. Et c’est l’un des aspects remarquables qu’a permis IMPRIMED, qui compte la participation de TRASA et Bioeder pour l’étude et la préparation des sous-produits qu’elles gèrent en nouvelles fractions valorisables ; Bionanoplus et Ingredalia pour développer de nouvelles alternatives d’origine naturelle à des substances synthétiques bactéricides pouvant être incorporées aux nouveaux implants biomédicaux via les nanotechnologies ; et enfin l’entreprise Cocuus, qui développera les nouvelles bio-imprimantes lui permettant d’entrer dans le secteur de la bio-impression de tissus dans le domaine de la santé.

IMPRIMED compte également la participation de 3 acteurs du SINAI complémentaires entre eux (AIN, CENER et CUN), qui servent d’appui aux entreprises afin de garantir que cette transformation de sous-produits en bioplastiques à hautes performances puisse avoir lieu. Ainsi, CENER et AIN travailleront au développement de procédés biotechnologiques plus durables pour transformer les sous-produits en matériaux imprimables, en assurant le transfert de technologie vers les entreprises. De cette manière, el groupe Matériaux avancés de l’AIN développera de nouveaux outils d’ingénierie génétique permettant de transformer les sous-produits agroalimentaires en biopolymères compatibles avec le corps humain de manière plus efficace et compétitive. De plus, lors de phases ultérieures, les matériaux seront développés afin de garantir qu’ils puissent être imprimables et transformables à l’échelle préindustrielle. Et, d’autre part, CENER facilitera une mise en œuvre efficace à une plus grande échelle de production. Enfin, les nouveaux biopolymères seront valorisés par la CUN grâce à la génération de tissu cardiaque humain vascularisé sous forme de démonstrateurs imprimés à partir des nouveaux matériaux et de cellules vasculaires humaines.

En résumé, d’une part, la biotechnologie et, en particulier, la bioéconomie fondée sur la valorisation des ressources renouvelables constitue l’un des deux axes principaux d’IMPRIMED et représente sans aucun doute un secteur stratégique pour la relance de l’économie dans le contexte actuel axé sur la transition écologique et l’économie circulaire, domaines dans lesquels la Navarre déploie un effort important. Le projet IMPRIMED contribuera sans aucun doute à dynamiser le secteur biotechnologique dans la région, en favorisant de nouvelles opportunités commerciales et d’exploitation industrielle, ainsi que l’internationalisation et la collaboration en R D’autre part, l’avantage de développer et de valider de nouvelles techniques de bio-impression au sein de la communauté de Navarre permettra à la région de se positionner sur le marché de ces technologies, en accélérant et en stimulant son activité de recherche tant en médecine régénérative et en ingénierie tissulaire que dans le domaine de la science des biomatériaux, grâce à la création de nouvelles opportunités de marché pour la valorisation des sous-produits agroalimentaires.

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